Interviews

L'artiste Katarina Hallbäck Monnier pour Singulart

Pourquoi faites-vous de l’art ?

Je pense le besoin de créer est naturel chez tout artiste.
Je suis aussi éclectique dans mes créations. J’ai aussi bien travaillé la terre, comme la sculpture en bronze, la peinture, les créations multimédias et maintenant je réhabilite aussi des immeubles à caractère historique à Lisbonne dans lesquels j’intègre mes oeuvres.

Où trouvez-vous votre inspiration ?

Je m’inspire de ma réflexion sur l’homme, notre mémoire collective et la Nature. Cette série met en scène l’infiniment petit et l’infiniment grand.
unnamed

Un diptyque faisant partie de la décoration d’une église en face de Harrows à Londres réhabilitée en maison privée

Dans cette confrontation de l’Homme avec la Nature, mes oeuvres interprètent leurs rapports de domination et tentent d’ouvrir une voie à la réconciliation. Ma démarche s’inscrit également dans la théorie platonicienne d’une dualité entre le monde matériel et le monde des idées. Mon travail confronte ainsi le ”monde de causes à effets”, autrement dit sensible et visible et le « monde des idées », idéal et invisible. Si le monde matériel est celui de l’illusion, désordonné, où toute chose est changeante, il tient son existence du deuxième monde, éternel, un plan parfait composé d’archétypes.
A partir de prises de vue satellites de notre planète et microscopiques de cellules, je cherche à faire ressortir la forme symbolique qui donne un sens nouveau à ce qui était à l’origine une simple image de la réalité.
Ainsi, le personnage principal de ce «conte – tableaux», est Bei-Jing le Phénix, animal mythique chinois issue d’un instantané datant de 1999 de la mégapole de Beijing vue par satellite. L’image satellite n’a pas été altérée dans sa configuration. Il symbolise une renaissance idéale de la Chine. Il s’interroge sur le devenir de la Chine et du monde, car pour la première fois de notre histoire, nous sommes globalement à la fois acteurs et victimes de notre mode de vie et de développement.
796_3ee004d4d9cc83fd24a0627088e5916a

Bei-Jing le Phénix et le Dragon© KATARINA HALLBÄCK MONNIER

unnamed (1)

L’exposition dans un des pavillons du jardin Yu Yuan de Shanghai

Pouvez-vous nous en dire un peu sur « La danse des mégapoles » ?

796_f8c9597edf8c3e0cf5b3eb46af96dbf5

La danse des mégapoles© KATARINA HALLBÄCK MONNIER

Nous vivons dans un monde de plus en plus globalisé et interconnecté. Ce tableau est tout simplement la mise en scène de Moscou, Londres, Paris, Kyoto et Beijing qui dansent en ronde, chacune du lever du soleil à son crépuscule.

Découvrez le profil de KatarinaHallbäck Monnier sur Singulart :www.singulart.com/fr/artiste/katarina-hallb4ck-monnier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *