Conseils aux collectionneurs

Comment assurer une oeuvre d’art ?

L’assurance des oeuvre est aujourd’hui une question au coeur du processus d’achat d’art. Pourtant de nombreux collectionneurs hésitent encore à assurer leurs oeuvres d’art: on estime à seulement 15 ou 20% le nombre d’oeuvres d’art et d’objets anciens actuellement assurés en France. De nombreuses idées reçues circulent au sujet des assurances, notamment celle que les montants de cotisation seraient très élevés. Mais il est possible de trouver un contrat d’assurance qui convienne à chacun.

Pourquoi assurer vos oeuvres ?

Les œuvres d’art sont exposées aux mêmes sinistres que tous vos autres biens (vols, incendies, dégâts des eaux, dommages accidentels…). L’oeuvre achetée en galerie ou en maison de vente a, dans la plupart des cas, vocation à s’inscrire dans le décor quotidien du collectionneur : accrochée sur les murs de sa maison, l’oeuvre est donc exposée aux petits dangers domestiques, aux dégâts des eaux et aux inattentions.
Si les vols étaient il y a une vingtaine d’années la principale cause de dommages pour les oeuvres d’art, la donne a aujourd’hui changé grâce à l’augmentation des mesures de sécurité privées, ainsi qu’au renforcement du contrôle des trafics frauduleux d’oeuvres d’art. Ce sont les risques du quotidien qui sont en réalité les premiers ennemis de vos tableaux : 40% des dommages indemnisés par la compagnie spécialisée Hiscox sont accidentels, et près de 20% surviennent à la suite d’un dégât des eaux. Compte tenu de la valeur atteinte par certaines oeuvres, il est donc indispensable de bien les assurer.

Arbeit in Lack 127, Johann NUSSBÄCHER, 2009, Laque sur Bois, 100 x 140 cm

Assurance multirisque classique ou assurance spécialisée ?

La protection des oeuvres d’art et objets précieux ne semble pas être à la portée de tout le monde. En réalité, le coût annuel de ces types de contrats a beaucoup diminué ces dernières années. Tout dépend bien sûr de la valeur de votre collection; mais d’après nos informations un assureur spécialisé comme Hiscox propose une prime minimum de 600€ par an pour les assurances des collections d’art.
Si vous débutez votre collection avec des oeuvres en dessous de 5000€, vous avez encore un peu de temps devant vous mais vous pouvez d’ores et déjà discuter de la couverture de votre assurance habitation avec votre assureur habituel.
Si votre collection s’agrandit et surtout si vous investissez dans l’art avec une vraie volonté de constituer un patrimoine, c’est le moment de rechercher un assureur spécialisé dans l’assurance d’oeuvres d’art. Les assurances spécialisées commencent à être intéressantes lorsque le montant estimé de votre collection dépasse les 50.000€.

Généralement le montant des primes correspond à environ 0,5 % de la valeur du patrimoine à assurer, auxquels s’ajoutent les coûts d’expertise (forfait ou pourcentage de la valeur du bien estimé). Certaines assurances spécialisées exigent également la mise en place d’un système de sécurité adapté: porte blindée, système d’alarme…

Pool No. 12, Jean-Pierre KUNKEL, 2017, Huile sur Toile, 170 x 170 cm

Option en “valeur agréée” ou en “valeur déclarée” ?

Il existe généralement deux types de contrats, qui dépendent de l’intermédiaire que vous allez choisir pour expertiser la valeur de vos oeuvres.

Le contrat est dit en valeur agréée lorsque la valeur totale de vos oeuvres est déterminée au moment de la souscription du contrat, après l’évaluation d’un expert. Cela évite de possibles futurs litiges avec votre assureur, et empêche également que la valeur de votre collection ne soit dévaluée. La prime d’assurance est calculée à partir de cette valeur.

Le contrat est dit en valeur déclarée lorsqu’il n’y a pas d’accord préalable avec l’assurance sur la valeur totale de votre collection. La valeur d’une oeuvre d’art assurée en valeur déclarée est déterminée théoriquement, durant la souscription de votre contrat. Vous devez fournir à l’assurance une liste et une estimation précise de chaque oeuvre, qui déterminera le montant de la prime d’assurance. En cas de détérioration ou dommage, c’est à vous de fournir toutes les preuves établissant la valeur de l’oeuvre assurée.

Thanos, Albrecht BEHMEL, 2017, Acrylique, Encre de Chine, Laque sur Toile, 100 x 150 cm

Ainsi, pour une collection dite « classique », l’évolution de la valeur est marginale et on peut envisager une assurance sur la base d’une valeur agréée. En revanche, pour une collection en art contemporain, sujette à spéculation, on peut anticiper une valorisation forte de la côte au fil du temps, ce qui justifie de s’assurer en valeur déclarée et ainsi de faire réévaluer la valeur de vos oeuvres tous les 3 à 5 ans.

En cas de sinistre, votre contrat doit comprendre :

– Les frais de sauvetage des œuvres d’art

– La restauration par un expert et tous les frais annexes à la restauration (transport, douanes …)

– Quand la réparation est possible, l’indemnisation de la dépréciation de l’œuvre

– Le remplacement par une œuvre de valeur et de qualité équivalente

– L’indemnisation à hauteur de 100% de la valeur assurée de l’œuvre

Le Voyage Intérieur, Hugo PONDZ, 2016, Huile sur Toile, 100 x 150 cm

Chez Singulart, nous avons toujours en tête les grands questionnements des collectionneurs quand nous faisons évoluer notre site et dans la manière dont nous nous adressons à clients. N’hésitez pas à consulter notre service clientèle qui se fera un plaisir de répondre à toutes vos questions sur l’assurance des oeuvres d’art.

« Fine Art by Hiscox » : une assurance œuvre d’art pensée pour chaque collection.
Ce contrat d’assurance est destiné à la fois aux collectionneurs privés et collections d’entreprises, possédant un patrimoine artistique de plus de 500 000€.

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