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Un tour du monde avec Niki de Saint Phalle

Niki de Saint Phalle

Sculptrice, peintre et cinéaste franco-américaine, Niki de Saint Phalle est aussi connue pour ses prises de position politiques sur les questions sociales. Nombre de ses sculptures sont facilement reconnaissables et se retrouvent aux quatre coins du monde, en libre accès ! Ses sculptures colorées égayent et animent de nombreux espaces publics. Singulart a sélectionné quelques-uns de ces lieux qui mettent en valeur son œuvre dans la vie quotidienne.

A propos de l’artiste

Née le 29 octobre 1930 dans les environs de Paris, la famille de Niki s’installe à New York où elle passe la plus grande partie de son enfance. Pourtant elle revient s’installer à Paris, où elle s’établit comme artiste dans le cadre du mouvement du Nouveau Réalisme aux côtés d’artistes comme Yves Klein, Arman et bien sûr Tinguely – qu’elle épousera plus tard. Les années 60 sont une période importante pour la jeune artiste, qui commence à avoir une réelle influence dans le milieu artistique.

Les œuvres de Niki de Saint Phalle sont immédiatement reconnaissables. Charlotte Jansen décrit ses sculptures comme étant vivantes, chromatiques, féminines. Née en France, cette artiste d’origine américaine est l’une des plus importantes femmes et artistes féministes du XXe siècle. C’est l’une des rares à avoir été reconnue de son vivant dans le monde de l’art, dominé par les hommes.

Son travail a souvent choqué – par ses motifs violents tels que les armes à feu et les couteaux – et/ou inspiré et reflété le féminisme – comme les Nanas du milieu des années 60. Dans l’ensemble, son travail coloré est apprécié par beaucoup et est exposé non seulement dans des musées, mais souvent en plein air dans des espaces publics.

Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely

De Nice à San Diego, où découvrir les oeuvres de Niki de Saint Phalle ?

Fontaine Stravinsky (1982), Paris, France

Sur la place Stravinsky, juste à côté du Centre Pompidou à Paris, on peut admirer une fontaine entièrement réalisée par l’artiste. Il s’agit en réalité de seize sculptures qui représentent les œuvres du compositeur Igor Stravinsky. Certaines sculptures bougent et pulvérisent de l’eau, reflétant les mélodies de la musique. Les pièces mécaniques noires sont de Jean Tinguely et cotoient admirablement les œuvres colorées de sa compagne de l’époque.

Niki de Saint Phalle - Stravinsky Fountain (1982), Paris, France
Fontaine Stravinsky (1982), Niki de Saint Phalle – Paris, France

Golem (1971), Kiryat Hayovel, Jerusalem

Cette sculpture se trouve sur un terrain de jeu à Jérusalem, ses langues font office de toboggans pour les enfants. C’est une interprétation fantaisiste du Golem (également connu sous le nom de Hamifletzt ou « le monstre »). La sculpture joue à la fois de sa monstruosité et de son lien avec la création et la naissance. Le personnage ou la créature provient d’une histoire locale où le Golem a été créé pour sauver une communauté d’intrus.

Niki de Saint Phalle - Golem (1971), Kiryat Hayovel, Jerusalem
Golem (1971), Niki de Saint Phalle – Kiryat Hayovel, Jerusalem

Le Paradis Fantastique (1967) – Moderna Museet, Stockholm, Sweden

Autre collaboration avec Jean Tinguely, son mari de l’époque, Le Paradis fantastique a été présenté à l’Exposition universelle de 1967 à Montréal, au Canada – pour le Pavillon français. Le thème était « La vie face aux forces de destruction« . Les machines tranchantes de Tinguely s’attaquaient symboliquement aux sculptures rondes et colorées de Niki de Saint Phalle. Les critiques ont été déchirés, certains y ont trouvé les sculptures les plus impressionnantes de l’Expo 67, d’autres se sont sentis consternés par les machines qui ont pratiquement violé les sculptures de Niki.

Pontus Hulten, directeur du Moderna Museet à Stockholm et ami de longue date, a proposé une solution quant à l’utilisation de l’installation. Les deux artistes en ont fait don au Moderna Museet en échange de sa conservation à vie et de son exposition dans la capitale suédoise.

Niki de Saint Phalle - The Fantastic Paradise (1967) - Moderna Museet, Stockholm, Sweden
Le Paradis fantastique (1967), Niki de Saint Phalle – Moderna Museet, Stockholm

Le monstre du Loch Ness (1992) – MAMAC, Nice, France

Cette sculpture devant le Musée d’art moderne et contemporain de Nice a été inaugurée par l’artiste elle-même en 2001, à l’occasion de sa donation de 190 œuvres d’art au musée.

La sculpture elle-même fait partie d’une série intitulée « Les animaux blessés » qui comprend également d’autres animaux en céramique. Avec Jean Tinguely, ils ont équipé le tragon d’un circuit hydraulique lui permettant de cracher de l’eau.

Niki de Saint Phalle - Loch Ness Monster (1992) - MAMAC, Nice, France
Le monstre du Loch Ness (1992), Niki de Saint Phalle – MAMAC, Nice, France

Le poète et sa muse (1998) – Musée International de Mingei, Balboa Park, San Diego, Etats-Unis

Au Musée international de Mingei à San Diego, en Californie, quelques œuvres de Niki sont exposées. Comme le Nikigator ainsi que le Poète et sa Muse.

Mingei signifie « Art du peuple » et l’œuvre de de Saint Phalle s’inscrit définitivement dans ce mouvement artistique. Non seulement ses sculptures sont destinées à être touchées, mais vous pouvez souvent monter dessus ou dedans, évoquant un engagement entre le spectateur et la sculpture elle-même.

Le poète et sa muse (1998), Niki de Saint Phalle – Mingei International Museum, Balboa Park, San Diego, USA

La Grande Fontaine Amorous / Fontaine du Sauveur (1989-1993), Duisburg, Allemagne

Cet oiseau de cinq mètres de haut se tient sur un socle de fontaine de deux mètres de haut. A son domicile à Duisburg, en Allemagne, il est devenu un animal héraldique non officiel. Les experts en art locaux l’ont décrit comme suit : « Niki de Saint Phalle a créé le fabuleux oiseau ressemblant à un aigle auquel s’accroche une figure féminine. Debout, les bras tendus, il incarne l’ancien symbole du ciel associé à l’oiseau. Son flamboiement de couleurs et les cascades qui tombent de ses ailes en un large arc soulignent l’aspect majestueux de la créature mythique qui tourne rythmiquement à gauche et à droite ».

La Grande Fontaine Amorous / Fontaine du Sauveur (1989-1993), Niki de Saint Phalle – Duisburg, Allemagne

Ange Gardien (1997), Gare de Zurich, Suisse

Cette gigantesque « Nana » de onze mètres de haut, en forme d’ange gardien, se trouve dans la gare centrale de Zurich, où elle veille sur les voyageurs. L’artiste a personnellement supervisé l’installation en 1997.

Niki de Saint Phalle est devenue célèbre pour ses Nanas, de grandes femmes bien formées avec des têtes minuscules et que l’on trouve partout dans le monde. Comme l’artiste utilisait des aquarelles, l’ange ne peut être nettoyé avec soin qu’à l’aide d’un plumeau et d’un vaporisateur à air, ce qui est fait toutes les trois semaines.

Ange Gardien (1997), Niki de Saint Phalle, Gare de Zurich, Suisse

Pour rester dans l’univers coloré de l’iconique artiste franco-américaine, venez découvrir notre collection d’oeuvres Inspirées par Niki de Saint Phalle.