Histoire de l'art  •  Les artistes dans l'histoire

À partir de quand et pourquoi l’art a-t-il commencé à devenir amusant ?

Le besoin et l’envie de faire de l’art, sous toutes ses formes est inhérent à l’espèce humaine.

Cependant, depuis les premières peintures rupestres des hommes des cavernes, chaque siècle a vu la définition de ce qui est de l’art se restreindre. Les goûts de chaque génération ont commencé à dicter tous les aspects de l’expression artistique, selon les attentes de la société. La technique, le style, la taille, la palette de couleurs et le contenu étant imposés, le rôle de l’artiste se limitait donc à produire un art conforme à ces règles strictes.

Pour réussir à peindre selon ces normes importantes mais aussi garder une uniformité, une formation artistique devenait nécessaire. Seulement en occident seuls ceux qui avaient les moyens pouvaient fréquenter les académies et écoles d’art. Écoles et Académies qui s’étaient établies comme arbitres du bon goût, tels la célèbre Académie des Beaux-Arts, fondée à Paris en 1816.

Inspirés par la Révolution française

Pendant des décennies, l’Académie des Beaux-Arts, qui existe encore aujourd’hui, était considérée comme le summum du bon goût. Leur but, contribuer à la défense et à l’illustration du patrimoine artistique de la France. Ainsi qu’à son développement, dans le respect du pluralisme des expressions. Néanmoins, au 19eme siècle, leur juridiction était très directive, n’imposant qu’une seule norme et un seul style d’art, qui sont restés incontestés pendant des décennies. Mais une révolution s’est mise en marche. Non, pas celle à laquelle vous pensez – une révolution dans l’art !

Inspirée par les idées libérales de l’époque et l’essor de l’urbanisation grâce à la révolution industrielle, la vie urbaine au milieu du 19eme siècle est devenue plus passionnante que jamais.

Ainsi, une nouvelle génération de peintres est née, prenant pour sujet la vie moderne, plutôt que de produire des paysages traditionnels, des portraits, des peintures bibliques ou historiques, comme on attendait d’eux.

Gustave Courbet – Le Désespéré (1843)

Le rejet de la convention

L’un des premiers de ces peintres perturbateurs fut Gustave Courbet. Dans ses peintures aux contrastes dramatiques et grossièrement brossées, il a affirmé l’importance de représenter des sujets contemporains. Le peintre a rejeté la notion conventionnelle de beauté et a choisi au contraire de ne pas fuir les réalités de la vie. Que ce soit bon, mauvais, ou moche, conduisant à la formation du mouvement artistique réaliste.

La nouvelle approche de la peinture de Gustave Courbet a ensuite inspiré les peintres impressionnistes, dont les techniques expérimentales, les sujets variés et l’attitude solaire teintée de joie de vivre sont à l’origine de la création de nouvelles formes d’art moderne. Notamment le cubisme, avec sa technique ludique de découpage et de collage et le fauvisme, avec ses palettes de couleurs vives et rêveuses. Mais aussi le Pop Art avec sa réappropriation de sujet et d’images populaires et le Street Art avec son partage de l’art aux masses !

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